Arrêtez de jeter ce pot en plastique : les oiseaux en raffolent surtout en hiver

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Et si ce petit pot en plastique que vous alliez jeter devenait, cet hiver, un refuge précieux pour les oiseaux du jardin ? L’idée est simple, presque trop simple. Pourtant, elle peut vraiment faire la différence quand le froid tombe et que la nourriture se fait rare.

Pourquoi un simple pot en plastique plaît autant aux oiseaux

Un pot de yaourt en plastique rigide n’a rien de spectaculaire. Mais pour une mésange ou un rouge-gorge, il coche plusieurs cases très utiles. Il protège un peu du vent, garde les graines au sec et crée une petite zone rassurante.

En hiver, les oiseaux cherchent surtout trois choses : manger vite, économiser leur énergie et rester à l’abri. Ce petit pot répond bien à ces besoins. Il ressemble presque à une minuscule cachette avec de la nourriture à portée de bec.

Il a aussi un autre avantage très pratique. Comme il est petit, vous ne mettez pas trop de graines d’un coup. Les aliments restent plus frais et vous évitez le gaspillage. C’est simple, mais malin.

On parle souvent de nichoirs, mais rarement de cet aliment clé pour la survie des oiseaux en hiver
On parle souvent de nichoirs, mais rarement de cet aliment clé pour la survie des oiseaux en hiver

On parle beaucoup des nichoirs en hiver. Pourtant, ce n’est pas toujours eux qui sauvent les oiseaux quand le froid serre le jardin. Ce qui fait souvent la vraie différence, c’est un aliment simple, ancien et très riche en énergie. Et il est bien plus utile qu’on ne l’imagine.Pourquoi l’hiver... Lire la suite

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Le matériel nécessaire pour fabriquer cette mangeoire

Pas besoin d’acheter quoi que ce soit. Vous avez sans doute déjà tout à la maison.

  • 1 pot de yaourt en plastique rigide de 125 à 150 g
  • 1 cutter ou 1 petit couteau bien coupant
  • 1 ficelle solide d’environ 30 à 40 cm
  • 30 à 50 g de graines pour oiseaux
  • 1 paire de ciseaux, si besoin

Pour les graines, un mélange simple fonctionne très bien. Vous pouvez mettre 20 g de graines de tournesol décortiquées, 10 g de petites graines type millet ou avoine, et 5 g de cacahuètes non salées concassées. Évitez le pain et tous les aliments salés. Ce n’est pas adapté aux oiseaux.

Transformer le pot en petite cantine d’hiver

La fabrication prend peu de temps. L’important est de faire les découpes proprement pour éviter tout bord coupant.

Préparer le pot

Commencez par retirer l’étiquette. Lavez le pot à l’eau chaude avec un peu de liquide vaisselle, puis rincez-le bien. Laissez-le sécher complètement avant de continuer.

Percer un petit trou près du bord supérieur du pot. Ce trou servira à passer la ficelle. Il doit être assez grand pour laisser passer le lien, mais pas trop large non plus.

Créer l’ouverture pour les oiseaux

Sur le côté du pot, découpez une ouverture d’environ 3 à 4 cm de large et 3 cm de haut. C’est une taille pratique pour les petites espèces comme les mésanges. Elles peuvent entrer sans difficulté et se sentir un peu à couvert.

Lissez ensuite les bords avec soin. Si besoin, repassez légèrement la lame ou utilisez un papier abrasif fin. Le but est qu’aucune arête ne puisse blesser un oiseau.

Si vous le souhaitez, vous pouvez faire une ou deux autres petites ouvertures autour du pot. Mais gardez des fenêtres modestes. Le pot doit rester une petite cachette, pas un grand trou ouvert au vent.

Installer la mangeoire au bon endroit

L’emplacement compte autant que la fabrication. Un bon endroit attire plus d’oiseaux et limite les risques.

Remplissez le fond du pot avec environ 30 à 40 g de graines. Pas plus. Une couche de 2 à 3 cm suffit largement pour commencer. Ensuite, passez la ficelle dans le trou du haut et faites un nœud solide.

Suspendez la mangeoire à environ 1,50 m du sol. Cette hauteur est pratique. Elle réduit le risque lié aux chats et reste facile à atteindre pour vous.

  • Choisissez un endroit abrité du vent
  • Placez la mangeoire près d’une haie ou d’un arbuste
  • Évitez les zones très passantes
  • Gardez une vue dégagée autour pour que les oiseaux se sentent en sécurité

Sur un balcon, fixez le pot à une rambarde ou à un crochet solide. Là encore, l’oiseau doit pouvoir voir venir le danger. C’est un détail, mais il change tout.

Entretenir la mangeoire pour qu’elle reste utile

Une mangeoire propre, c’est essentiel. Les graines humides ou abîmées peuvent vite poser problème. Heureusement, avec un pot en plastique, le nettoyage est très facile.

Videz les restes de graines tous les 2 à 3 jours. Rincez le pot à l’eau chaude. Si besoin, ajoutez une goutte de liquide vaisselle, puis rincez très soigneusement. Séchez bien avant de remettre des graines.

Quand il fait très froid ou qu’il neige, les oiseaux viennent plus souvent. Dans ce cas, mieux vaut remplir en petites quantités mais plus régulièrement. Par exemple, 30 g par jour sont souvent plus utiles que 90 g d’un seul coup pour trois jours.

Adapter votre mangeoire selon la saison

Votre petit pot peut évoluer au fil des mois. En plein hiver, privilégiez les graines riches en énergie. Le tournesol décortiqué et les cacahuètes non salées sont de très bons choix.

Si le vent s’engouffre trop, vous pouvez même réduire un peu l’ouverture. Cela aide à garder la nourriture plus au sec. Ce genre de petit ajustement peut vraiment améliorer les visites.

Au printemps, diminuez peu à peu les apports. Les oiseaux trouvent davantage d’insectes et de ressources naturelles. Il n’est alors plus nécessaire de nourrir autant.

Un geste simple, utile et franchement satisfaisant

Ce qui est beau dans cette idée, c’est sa simplicité. Vous recyclez un objet du quotidien. Vous évitez un achat inutile. Et surtout, vous aidez des oiseaux qui traversent une période difficile.

Beaucoup de personnes remarquent vite les mêmes visiteurs revenir. Une mésange, puis une autre. Parfois un rouge-gorge discret. Très vite, votre balcon ou votre jardin devient un petit point de rendez-vous vivant.

Et honnêtement, il y a quelque chose de très touchant là-dedans. Voir un simple pot en plastique se transformer en refuge d’hiver, c’est un petit plaisir qui ne coûte presque rien. Mais il compte beaucoup.

Laurent Valette
Laurent Valette

Je vis a Toulouse et je couvre le monde animalier depuis 11 ans apres un passage en redaction locale. Je travaille surtout sur la sante et le comportement du chien, du chat et des oiseaux domestiques. J'aime verifier les faits avant publication.

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